Bernard Françès

Professeur au Centre de Recherches sur la Cognition Animale (CRCA), à l’Université Paul Sabatier de Toulouse.

MALADIES ET MEDICAMENTS DU CERVEAU DROGUES ET CERVEAU

Centre de Recherches sur la Cognition Animale UMR 5169, Bât IVR3 118, route de Narbonne F - 31062 Toulouse cedex 09

Courriel - Téléphone : + 33 5 61 55 63 36

- Bernard, tu es professeur à l’Université Paul Sabatier, quelles sont les matières que tu y enseignes ? J’enseigne les mécanismes qui permettent la transmission de l’information dans le cerveau, le fonctionnement des neurones en insistant sur le rôle des messagers chimiques les neurotransmetteurs. L’originalité de mon enseignement est qu’il porte à la fois sur les mécanismes normaux physiologiques mais aussi sur les problèmes qui peuvent survenir en cas de maladie et enfin sur le mode d’action des médicaments qui peuvent les améliorer. Ma formation de base est en effet la pharmacologie, c’est-à-dire l’étude du mode d’action des médicaments. J’ai beaucoup travaillé sur les traitements de la douleur puis sur les mécanismes qui conduisent à la dépendance aux drogues ou toxicomanie qui reste un de mes principaux pôles d’intérêt aujourd’hui. Je m’intéresse aussi aux mécanismes neurobiologiques des principales maladies du cerveau comme l’anxiété ou la dépression et aux maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington et bien sur la maladie d’Alzheimer.

- Tu es aussi chercheur : sur quoi portent tes recherches ? Quels sont les principaux résultats que tu as obtenus ? J’ai beaucoup travaillé sur les traitements de la douleur puis sur les mécanismes qui conduisent à la dépendance aux drogues ou toxicomanie qui reste un de mes principaux pôles d’intérêt aujourd’hui. J’ai notamment montré le rôle des métabolites de la morphine dans son effet anti-douleur. J’ai montré, avant que leur utilisation soit banalisée, l’intérêt des traitements de substitution des héroïnomanes par la Méthadone ou le Subbutex et travaillé un peu sur les extraits de certaines plantes comme l’ibogaïne. Aujourd’hui je cherche à comprendre les mécanismes qui conduisent à la dépendance aux drogues. Je m’intéresse aussi aux mécanismes neurobiologiques des principales maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington et bien sur la maladie d’Alzheimer.

- Quelle est ta motivation pour les étoiles brillent pour tous ? J’ai pas mal travaillé dans le secteur associatif et notamment pour une meilleure information des personnes handicapées, un problème qui me concerne tout particulièrement car je suis moi-même handicapé. J’ai travaillé 12 ans dans ce domaine en tant que conseiller municipal de ma commune. Je souhaiterai aujourd’hui établir des ponts entre mon activité professionnelle et mon investissement associatif. J’ai aussi fait de l’aide aux devoirs auprès d’enfants en difficulté, activité que j’aimerai reprendre dès que mes occuppations professionnelles le permettront.

- Sur quels thèmes scientifiques peux-tu intervenir ? et pour quel type de public ? Je peux intervenir sur les thèmes des maladies et médicaments du cerveau ; drogues et cerveau. Je pense que tous les publics habituels de l’association peuvent être intéressés, notamment les détenus. J’espère que je serai capable de leur rendre accessibles des notions parfois complexes.


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