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Astronome-adjoint au Centre d’Etude Spatiale des Rayonnements (CESR) de l’Observatoire Midi-Pyrénées.

Sylvestre est planétologue, spécialiste de l’étude des environnements et des surfaces des planètes de notre Système Solaire. Il participe aux missions d’exploration de la Lune, Mars et Saturne.

Ses conférences retracent l’histoire de l’exploration du système solaire, les grandes découvertes et les échecs parfois. Il présente une grande aventure où se mêlent sciences et techniques. L’effet de serre sur Vénus, la couche d’ozone su Mars ? Connaître les planètes, c’est aussi mieux connaître

LES PLANÈTES
40 ANS D’EXPLORATION PLANÉTAIRE
MARS, LA LUNE, VÉNUS…

Sylvestre MAURICE est astronome-adjoint au Centre d’Etude Spatiale des Rayonnements (CESR) à Toulouse.

Vous appartenez à un petit corps de l’état qui ne compte qu’une centaine de scientifiques. Quelles sont vos missions ?
En tant qu’astronome-adjoint, je fais effectivement partie d’un petit corps de l’état, celui des « astronomes et physiciens de l’état ». Je travaille sur le site de l’Observatoire Midi-Pyrénées, au CESR, en tant que chercheur et planétologue : je suis spécialisé en planétologie qui concernent l’univers infiniment proche, par opposition à ceux qui s’intéressent à l’univers infiniment lointain qui commence dès que l’on sort du système solaire. La planétologie que je pratique a l’avantage de se rapprocher des sciences de la Terre : on travaille en planétologie comme on travaille sur la Terre, c’est une science de l’in-situ, c’est-à-dire qu’on peut aller sur place pour étudier, ce qu’un « non-planétologue » ne peut pas faire. Cela n’exclut pas qu’on observe encore avec des téléscopes ! Se rendre sur une planète signifie aussi que nous sommes très liés au monde du spatial : nous avons besoin de véhicules pour la rejoindre, d’instruments pour l’étudier… C’est une des parties de mon travail : créer des instruments en laboratoire qui seront envoyés dans des sondes en orbite ou au sol. Une autre intérêt de la planétologie proche est de pouvoir travailler au sein d’une communauté de scientifiques de spécialités diverses : un projet peut rassembler des géologues et des pétrochimistes, des exobiologistes, des spécialistes de l’atmosphère, des biologistes comme des vétérinaires,… C’est un vaste monde qu’il faut coordonner !

Votre sujet semble bien se prêter à la vulgarisation scientifique !
C’est vrai que mon sujet est très gratifiant à vulgariser car il a un côté visuel qui plaît beaucoup : amener mes petits robots avec leurs parachutes à des enfants hospitalisés est toujours très bien accueilli ! Avant de rejoindre les Étoiles Brillent Pour Tous, j’avais déjà fait un certain nombre de conférences de vulgarisation, j’étais même allé à la prison de Muret à trois reprises il y a 10 ans. J’anime également sur une radio locale une chronique hebdomadaire intitulée « des planètes et des hommes » au cours de laquelle j’aime à montrer que l’histoire des planètes est aussi une histoire d’hommes : l’exploration des planètes s’est toujours faite par et pour les hommes ! M’associer à cette équipe pour me rendre auprès de personnes qui en ont besoin est une idée qui m’a tout de suite plu ! Il ne faut pas croire que cette initiative soit un exploit, on le fait avant tout parce que c’est un plaisir pour chacun de nous, aussi parce qu’on a l’impression qu’il y a une demande. Mais cela fait également partie de notre travail ! En tant que fonctionnaire, on a un devoir d’information sur nos recherches qui se fait par de l’enseignement et de la vulgarisation. Remplir cette mission dans le cadre des Étoiles Brillent Pour Tous n’est finalement pas si différent et même souvent plus facile : notre public n’ayant pas l’habitude de rencontrer des personnes venant de l’extérieur, les enfants sont toujours attentifs et posent les questions les plus naturelles qui soient, les personnes âgées sont ravies de découvrir encore de nouvelles choses ! C’est plus l’organisation de nos activités qui est difficile à coordonner, mais l’équipe dirigeante de l’association est fabuleuse car elle trouve toujours l’énergie de s’en occuper…

Vous avez déjà participé à plusieurs actions avec l’association, et notamment une un peu particulière devant un public de non-voyants…
Parler d’une science de l’image pendant 1h30 devant un public d’aveugles était réellement une expérience exceptionnelle ! Je crois que mon discours a plu car il a été plutôt difficile de maîtriser la séance de questions qui a suivi ! A chacune de mes interventions, j’ai été confronté à un public particulier : à des enfants malades à Rangueil, à d’autres en psychiatrie à La Grave qui demandent beaucoup d’attention, à des personnes incarcérées qui posent énormément de questions et qui n’ont pas la même notion du temps que nous… Ce sont des mondes à part que je découvre à chaque fois et je n’ai que du plaisir à rencontrer ces personnes captivées par cette visite qui change tellement leur quotidien !


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