Thierry Contini

Courriel - Téléphone : 06 62 64 12 68

Chargé de recherche au CNRS, au Laboratoire
d’Astrophysique de Toulouse et Tarbes (LA2T/OMP/UPS).

Thierry étudie l’evolution des galaxies, depuis les premiers instants de l’Univers jusqu’à nos jours. Il participe également au développement d’instruments optique et infra-rouge pour les plus grands télescopes situés au Chili, aux îles Canaries et à Hawaii.

Il donne des conférences sur les galaxies et leur évolution, ainsi que sur la naissance, la vie et la mort des étoiles. Il est membre du conseil d’administration de l’association "Les étoiles brillent pour tous".

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LE MONDE FASCINANT DES GALAXIES, VIE ET DE MORT DES ÉTOILES

Thierry CONTINI est chercheur au Laboratoire
d’Astrophysique de Toulouse et de Tarbes (LA2T).

En tant que chercheur au laboratoire d’Astrophysique, vous vous intéressez aux galaxies. Expliquez-nous comment on étudie ces galaxies qui nous entourent depuis notre planète ?
Je travaille en effet dans le domaine de la physique des galaxies et j’essaie de comprendre comment ces galaxies évoluent. On pense que les galaxies se sont formées il y a quelques dizaines de milliards d’années, peu après le Big Bang. Ces galaxies ont évolué jusqu’à nos jours pour former celles qu’on connaît actuellement, et je tente de comparer des galaxies vieilles et proches, comme la nôtre, à des galaxies plus jeunes et lointaines. Il faut pour ça observer très loin dans l’univers ! Les galaxies lointaines émettent de la lumière qui met très longtemps pour venir jusqu’à nous, on récupère donc peu de photons, et seuls de très gros télescopes nous permettent de les observer. Imaginer et développer cette instrumentation spécifique participe complètement aux projets scientifiques sur lesquels je suis impliqué. Les progrès techniques de l’instrumentation d’observation doivent vous permettre de pousser plus loin la connaissance de ces galaxies… Pendant de ma thèse, j’étudiais plutôt des galaxies proches car on avait de petits échantillons, alors qu’actuellement, on a des échantillons de quelques dizaines de milliers de galaxies ! Depuis la Terre, on observe et on analyse le rayonnement électromagnétique des galaxies dont je peux tirer beaucoup d’informations grâce a la spectrométrie : quelle est l’abondance des éléments, la masse des populations d’étoiles, ou encore quelle est la constitution de leur couverture en gaz…

Vous faites partie des personnes qui ont vu le projet des Étoiles Brillent se construire…
Je connaissais Didier Barret pour faire partie avec lui de la Société Française d’Astrophysique et d’Astronomie. Je suis convaincu que la culture scientifique doit être portée partout et j’ai tout de suite adhéré à ce projet. Amener la science dans les milieux où nous intervenons constitue vraiment un événement pour les personnes qui en bénéficient. Ils sont souvent vraiment très contents qu’on soit venu et nous remercient beaucoup. J’avais déjà donné des conférences dans le cadre de l’université du temps libre qui s’adresse à des personnes âgées qui ont envie d’apprendre et de se tenir au courant de avancées scientifiques. Pour les Etoiles Brillent, je me suis donc surtout investi dans les prisons.

Vous avez notamment pu permettre à certains détenus de la prison de Muret de se rendre au Pic du Midi !
La sortie au Pic du midi s’intégrait à un cycle de conférences sur les sciences de l’univers qu’on avait mis en place au centre de détention de Muret. On avait aussi monté en parallèle une exposition retraçant l’histoire du Pic du Midi à la bibliothèque de la prison : elle a eu beaucoup de succès, on nous a rapporté qu’il n’y avait jamais eu autant de monde à la bibliothèque ! On a alors pu envisager d’emmener quelques détenus très motivés pour visiter l’Observatoire du Pic du Midi. Les services sociaux ont sélectionnés eux-mêmes cinq détenus assidus pour participer à la sortie. Le cadre était vraiment différent des conférences, j’ai eu le temps de discuter et d’échanger avec les prisonniers tout au long de la journée. J’ai pu leur expliquer comment marchait un des plus gros télescopes sur le sol français, le télescope Bernard Lyot. Ils ont aussi vu marcher en temps réel un instrument qui observe la couronne solaire, le coronographe. C’était incroyable, ils ne tarissaient jamais de questions sur le fonctionnement des appareils ! Vous envisagez de reconduire une telle expérience ? On aimerait bien faire quelque chose autour de l’archéologie et de la paléontologie, comme visiter un site de fouilles, pour voir comment on y travaille, mais aussi les sortir de leur univers fermé. On espère aussi beaucoup réussir à avoir une action moins ponctuelle et plus pédagogique, sous forme de cycles qui pourraient aboutir à impliquer des détenus dans diverses activités en leur permettant de produire un vrai travail sur ces sujets.


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